Bulugh SaadaSalah Ibn Muhammad al-Budayr

Parmi les preuves de l’unicité du culte 51

102 – (continuation) Il poursuivit : « … était l’homme que j’aimais le plus parmi les gens à l’époque de l’ignorance. Lorsqu’il fut investi de la Prophétie et qu’il émigra à Médine, je me rendis, toujours polythéiste, à la grande saison du pèlerinage. J’y trouvai un manteau appartenant à Dhî Yazan qui était mis en vente ; je l’achetai pour cinquante dinars dans l’intention de l’offrir au Messager d’Allah ﷺ. Je me présentai donc à lui à Médine et le pressai de l’accepter comme présent, mais il refusa. » ʿUbayd Allâh [l’un des transmetteurs] ajoute : « Il me semble qu’il précisa : “Nous n’acceptons rien des polythéistes ; cependant, si tu le veux, nous le prendrons à son prix.” » Je le lui remis alors qu’il m’en régla la valeur. Rapporté par Aḥmad. (1)

103 – D’après Asmâʾ bint Abî Bakr, qu’Allah les agrée tous deux, elle dit : « Ma mère, qui était polythéiste, vint me voir alors que Quraysh venait de conclure une trêve avec le Messager d’Allah ﷺ. Je consultai le Messager d’Allah ﷺ et lui dis : “Ma mère est venue, animée d’un désir (de renouer les liens) ; puis-je entretenir les liens avec ma mère ?” Il répondit : “Oui, maintiens les liens avec ta mère.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. (2)

(1) Rapporté par Ahmad, n° 14784. (2) Rapporté par al-Bukhari, n° 2620, et par Muslim, n° 1003.
من أدلة توحيد العبادة ٥١ أَحَبَّ رَجُلٍ فِي النَّاسِ إِلَىَّ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا تَنَبَّأَ، وَخَرَجَ إِلَى الْمَدِينَةِ، شَهِدَ حَكِيمُ بْنُ حِزَامِ الْمَوْسِمَ وَهُوَ كَافِرٌ، فَوَجَدَ حُلَّةً لِذِي يَزْنَ تُبَاعُ فَاشْتَرَاهَا بِخَمْسِينَ دِينَارًا لِيُهْدِيَهَا لِرَسُولِ اللَّهِ ﷺ، فَقَدِمَ بِهَا عَلَيْهِ الْمَدِينَةَ فَأَرَادَهُ عَلَى قَبْضِهَا هَدِيَّةً، فَأَبَى، قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ: حَسِبتُ أَنَّهُ قَالَ: «إِنَّا لَا نَقْبَلُ شَيْئًا مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَلَكِنْ إِنْ شِئْتَ أَخَذْنَاهَا بِالثَّمَنِ» فَأَعْطَيْتُهُ حِينَ أَتَى عَلَيَّ الْهَدِيَّةَ. أَخْرَجَهُ أَحْمَدُ (١). ١٠٣ - وَعَنْ أَسْمَاءَ بِنْتٍ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا، قَالَتْ: قَدِمْتَ أُمِّي وَهِيَ مُشْرِكَةٌ فِي عَهْدِ قُرَيْشٍ إِذْ عَاهَدُوا رَسُولَ اللَّهِ ﷺ فَاسْتَفْتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ فَقُلْتُ: أُمِّي قَدِمْتَ وَهِيَ رَاغِبَةٌ أَفَأُصِلُ أُمِي؟ قَالَ: «نَعَمْ صِلِي أُمَّكِ» متفق عليه (٢).
(١) أَخْرَجُهُ أَحْمَدُ (١٤٧٨٤). (٢) أَخْرَجُهُ البخاري (٢٦٢٠) ومسلم (١٠٠٣).

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