Buloûgh al-Saʿâda — 482
1125 — Selon Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsqu’un défunt est mis en terre — ou, d’après une autre formule : lorsque l’un de vous est mis en terre — deux anges, sombres au teint bleuâtre, viennent à lui. On appelle l’un d’eux al-Munkar et l’autre al-Nakîr. Ils lui demandent : “Que disais-tu au sujet de cet homme ?” Il répond ce qu’il avait coutume de dire : “Il est le serviteur d’Allah et Son Messager. J’atteste qu’il n’est de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.” Les anges répliquent : “Nous savions que tu le dirais.” Sa tombe est alors élargie pour lui sur soixante-dix coudées par soixante-dix, puis illuminée. On lui dit ensuite : “Dors.” Il répond : “Laissez-moi retourner auprès de ma famille pour les informer.” Mais ils lui disent : “Dors comme le jeune marié que seul l’être le plus cher de sa famille vient réveiller”, jusqu’à ce qu’Allah le fasse ressusciter de cet emplacement.
Quant à l’hypocrite, il dira : “J’entendais les gens dire quelque chose, alors je l’ai répété, sans en avoir la certitude.” Les anges lui diront : “Nous savions déjà que tu dirais cela.” Puis il sera ordonné à la terre : “Resserre-toi sur lui !” Elle se contractera alors jusqu’à ce que ses côtes s’emboîtent les unes dans les autres. Il ne cessera d’y être tourmenté jusqu’à ce qu’Allah le fasse ressusciter de cet emplacement. » Rapporté par al-Tirmidhî (1).
1126 — D’après al-Barâʾ ibn ʿÂzib — qu’Allah l’agrée — : « Nous sortîmes avec le Messager d’Allah ﷺ pour accompagner la dépouille d’un homme des Ansâr. Lorsque nous arrivâmes à la tombe, la niche n’était pas encore creusée. Le Messager d’Allah ﷺ s’assit, et nous nous assîmes autour de lui, si silencieux que l’on eût dit des oiseaux posés sur nos têtes. Dans sa main, il tenait un petit bâton avec lequel il grattait la terre. Puis il leva la tête et dit : “Demandez refuge auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe” — deux fois ou trois —, puis il ajouta : “Le défunt entend bel et bien le bruit de leurs sandales lorsqu’ils s’éloignent après l’enterrement, au moment où on lui dit : Ô toi, qui est ton Seigneur ? Quelle est ta religion ? Qui est ton Prophète ?”