Bulûgh as-Saʿâda ⦗474⦘
…et par al-ʿUzzâ ! Si jamais je le vois agir ainsi, je piétinerai sa nuque ou j’écraserai son visage dans la poussière. » Il se rendit alors auprès du Messager d’Allah ﷺ, qui était en prière, prétendant vouloir lui piétiner la nuque. Soudain, on le vit rebrousser chemin, reculant sur ses talons et se protégeant de ses mains. On lui dit : « Qu’as-tu ? » Il répondit : « Entre lui et moi s’est dressé un fossé de feu, plein d’épouvante et d’ailes. » Le Messager d’Allah ﷺ déclara : « S’il s’était approché de moi, les anges l’auraient happé, membre après membre. » Rapporté par Muslim (1).
1105 – Ubayy ibn Kaʿb, qu’Allah l’agrée, raconte : « Depuis que je suis devenu musulman, rien ne m’a troublé, si ce n’est le jour où je récitai un verset et qu’un homme le récita différemment. Nous allâmes alors trouver le Prophète ﷺ. Je lui dis : “Ne m’as-tu pas enseigné à réciter ce verset de telle et telle manière ?” — “Si”, répondit-il. L’autre dit à son tour : “Ne m’as-tu pas appris, toi aussi, à le réciter de telle et telle manière ?” — “Si”, répondit-il. Puis il ajouta : “Jibrîl se tenait à ma droite et Mîkâʾîl à ma gauche. Jibrîl me dit : ‘Récite le Coran selon un seul ḥarf (mode)’, mais Mîkâʾîl demanda qu’on augmente, et l’on continua jusqu’à parvenir à sept aḥruf, tous clairs et pleinement suffisants.” » Rapporté par Ahmad (2).
1106 – Abû Umâma, qu’Allah l’agrée, rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’ange [scribe] de gauche lève son calame pendant six heures avant d’inscrire la faute du serviteur musulman qui commet une erreur ou un péché. S’il regrette, puis implore le pardon d’Allah, l’ange jette cette faute ; sinon, il n’en inscrit qu’une seule. » Rapporté par al-Ṭabarânî dans al-Kabîr (3).