Chapitre 186 – La menace qui pèse sur celui qui traite son frère musulman de mécréant
1023 – Abû Dharr (que Dieu l’agrée) rapporte qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Qu’un homme ne traite pas un autre de pervers ni ne l’accuse de mécréance ; si l’intéressé n’est pas tel, l’accusation retombera sur son auteur. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Dans la version de Muslim : « Ou s’il lui dit : “Ennemi d’Allah”, alors qu’il ne l’est pas, l’insulte se retournera contre lui. »(1)
1024 – ‘Abd Allâh ibn ‘Umar (que Dieu les agrée, lui et son père) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsqu’un homme dit à son frère : “Ô mécréant !”, l’un des deux portera la charge de cette parole. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim(2).
1025 – ‘Alî (que Dieu l’agrée) raconte : « Le Messager d’Allah ﷺ nous envoya, moi, az-Zubayr et al-Miqdâd, en disant : “Rendez-vous au jardin de Khâkh ; vous y trouverez une femme porteuse d’une lettre. Prenez-la-lui.” Nous partîmes, nos chevaux au galop, et arrivâmes auprès d’elle. Nous lui dîmes : “Sors la lettre.” Elle répondit : “Je n’ai pas de lettre.” Nous répliquâmes : “Fais-la sortir ou nous te dépouillerons de tes vêtements.” Elle la sortit alors de son chignon. Nous la rapportâmes au Messager d’Allah ﷺ ; on y lisait : “De Hâtib ibn Abî Balta‘a à quelques idolâtres de La Mecque, pour les informer d’une partie des plans du Messager d’Allah ﷺ.” Le Prophète ﷺ s’exclama : “Ô Hâtib, qu’est-ce que cela ?”