Parmi les preuves de l’unicité dans l’adoration ⦗417⦘
958 – Ibn Abî Mulayka rapporte que Khâlid ibn Saʿîd envoya à ʿÂʾisha, qu’Allah l’agrée, une vache provenant de l’aumône obligatoire ; elle la renvoya en disant : « Nous, la Famille de Muhammad, il ne nous est pas permis de recevoir l’aumône. » Rapporté par Ibn Abî Shayba (1).
959 – ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Rabîʿa ibn al-Ḥârith rapporte : Rabiʿa ibn al-Ḥârith et al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muṭṭalib se réunirent et dirent : « Par Allah ! Si nous envoyions ces deux jeunes gens – c’est-à-dire al-Faḍl ibn ʿAbbâs et moi – auprès du Messager d’Allah ﷺ, qu’ils lui parlent et qu’il les charge de ces aumônes, ils rempliraient la mission comme les autres et bénéficieraient de ce dont les autres bénéficient. »
Alors qu’ils en discutaient, ʿAlî ibn Abî Ṭâlib arriva, se tint près d’eux et ils lui exposèrent la chose. ʿAlî dit : « Ne faites pas cela ; par Allah, il ne le fera pas. »
Rabiʿa ibn al-Ḥârith se tourna vers lui et déclara : « Par Allah, si tu t’y opposes, ce n’est que par jalousie à notre égard. Par Allah, tu as obtenu la parenté par alliance avec le Messager d’Allah et nous ne te l’avons pas enviée. »
ʿAlî répliqua : « Envoyez-les donc ! » Puis il s’allongea.
Lorsque le Messager d’Allah ﷺ eut accompli la prière de ẓuhr, nous le devançâmes jusqu’à son appartement et nous nous plaçâmes devant la porte. À son arrivée, il nous saisit par les oreilles et dit : « Sortez donc ce que vous manigancez ! » Puis il entra ; nous entrâmes à sa suite, tandis qu’il se reposait près de Zaynab bint Jaḥsh. Nous hésitâmes à parler, puis l’un de nous se lança :
« Ô Messager d’Allah, tu es l’être le plus véridique et le plus empressé à maintenir les liens de parenté. Nous avons atteint l’âge du mariage ; nous sommes donc venus pour que tu nous nommes responsables d’une partie de ces aumônes, afin que nous te remettions ce que remettent les gens et que nous touchions… »