Les preuves de l’unicité du culte 405
…mon fils Yahyâ se tenait tout près ; craignant que la jument ne le piétinât, je m’en approchai. Je vis alors, au-dessus de ma tête, comme une nuée parsemée de lampes ; elle s’éleva dans le ciel jusqu’à ce que je ne la distingue plus. Le Messager d’Allah ﷺ déclara : « Ce sont les anges qui t’écoutaient. Si tu avais poursuivi ta récitation, les gens les auraient vues au matin ; elles ne se seraient point dissimulées à leurs regards. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim ⦗1⦘.
931 – Selon Suhayb — que Dieu l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi ceux qui vécurent avant vous, il y avait un roi qui avait à son service un sorcier. Lorsque celui-ci vieillit, il dit au roi : “Je suis devenu âgé ; envoie-moi un garçon afin que je lui enseigne la magie.” Le roi lui envoya donc un jeune garçon pour qu’il l’instruise.
Or, sur le chemin qui menait au sorcier, se trouvait un moine ; le garçon s’assit auprès de lui, écouta ses propos et les trouva admirables. Ainsi, chaque fois qu’il se rendait chez le sorcier, il passait d’abord auprès du moine et s’entretenait avec lui. Mais, lorsqu’il arrivait chez le sorcier, celui-ci le frappait ; il s’en plaignit alors au moine, qui lui dit : “Si tu crains le sorcier, dis : ‘Ma famille m’a retenu’, et si tu crains ta famille, dis : ‘Le sorcier m’a retenu.’”
Un jour, il rencontra une bête énorme qui bloquait le passage des gens. Il se dit : “Aujourd’hui je saurai qui est supérieur, le sorcier ou le moine.” Il prit une pierre et dit : “Ô Allah, si l’affaire du moine est plus aimée de Toi que celle du sorcier, fais périr cette bête afin que les gens puissent passer.” Il lança la pierre : la bête mourut et les gens purent reprendre leur route.
Le garçon alla trouver le moine et l’informa de ce qui s’était passé. Le moine lui dit : “Ô mon fils, aujourd’hui tu es meilleur que moi ; je vois jusqu’où est parvenue ta situation. Tu seras certainement mis à l’épreuve ; si l’épreuve advient, ne me dénonce pas.” Le garçon guérissait l’aveugle-né, le lépreux et soignait les gens de toutes sortes de maladies. L’un des proches du roi, devenu aveugle, en entendit parler et se rendit auprès de lui