Parmi les preuves de l’unicité dans l’adoration 385
164 – Chapitre : Les cas où l’usage de « si » est permis
901 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte :
« Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le wiṣâl – le fait de jeûner plusieurs jours sans rupture. Un musulman lui dit : « Pourtant, toi, ô Messager d’Allah, tu pratiques le wiṣâl ! » Il répondit : « Lequel d’entre vous est comparable à moi ? Durant la nuit, mon Seigneur me nourrit et m’abreuve. »
Comme ils refusaient cependant d’abandonner le wiṣâl, il les laissa jeûner ainsi un jour, puis un autre. Quand ils aperçurent ensuite le croissant lunaire, il déclara : « S’il avait tardé, je vous aurais obligés à poursuivre », afin de les sanctionner pour avoir persisté dans leur refus. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. (1)
902 – Jâbir ibn ʿAbdillâh (qu’Allah l’agrée, lui et son père) rapporte :
Le Prophète ﷺ et ses Compagnons se mirent en état d’iḥrâm (sacralisation) pour le pèlerinage, et nul d’entre eux ne possédait d’animal sacrificiel (hady), hormis le Prophète ﷺ et Ṭalḥa. ʿAlî revint alors du Yémen en menant un hady et déclara : « Je me suis mis en iḥrâm selon l’intention du Prophète ﷺ. »
Le Prophète ﷺ ordonna donc à ses Compagnons de transformer leur pèlerinage en ʿumra (visite rituelle), d’accomplir le tawâf (circumambulation), puis de raccourcir leurs cheveux et de se délier de l’iḥrâm, sauf ceux qui accompagnaient un hady.
Ils s’exclamèrent : « Partirons-nous pour Minâ alors que l’un de nous aura encore le sperme qui goutte ? » Lorsque ces paroles parvinrent au Prophète ﷺ, il dit : « Si j’avais su d’avance ce que je sais maintenant, je n’aurais pas conduit d’animal ; et si je n’avais pas le hady avec moi, je me serais libéré de l’iḥrâm. »
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim – version d’al-Bukhârî. (2)