Bouloûgh as-Saʿâda, p. 364 – Chapitre 156 : Le bon présage (faʾl) recommandé
848 – D’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’existe pas de ṭiyarah (mauvais augure) ; ce qu’on y trouve de meilleur, c’est le faʾl (bon présage). » On demanda : « Qu’est-ce que le bon présage, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « La parole vertueuse qu’entend l’un de vous. » Hadith rapporté conjointement par al-Bukhârî et Muslim (1).
849 – D’après ʿUrwa ibn ʿÂmir – qu’Allah l’agrée –, on mentionna les augures (ṭiyarah) devant le Prophète ﷺ. Il déclara : « Le meilleur en la matière est le bon présage (faʾl) ; il ne détourne pas le musulman. Lorsque l’un de vous fait face à ce qu’il réprouve, qu’il dise : “Ô Allah, nul n’apporte les bienfaits si ce n’est Toi, nul n’écarte les méfaits si ce n’est Toi ; il n’est de puissance ni de force qu’en Toi.” » Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne de transmission faible (2).
850 – D’après Ibn ʿAbbâs – qu’Allah les agrée –, le Messager d’Allah ﷺ se plaisait au bon présage et ne se laissait pas gagner par la superstition ; tout nom agréable lui était plaisant. Rapporté par Aḥmad (3).
851 – D’après Anas ibn Mâlik – qu’Allah l’agrée –, lorsqu’il sortait pour une affaire, le Messager d’Allah ﷺ aimait entendre : « Yâ râshid, yâ najîḥ » – c’est-à-dire : « Ô bien-guidé ! Ô promis au succès ! » Rapporté par at-Tirmidhî (4).