Parvenir au bonheur – 36
15 – Chapitre : Il n’est pas permis d’attester pour une personne déterminée parmi les gens de la qibla qu’elle est vouée au Paradis ou à l’Enfer, sauf si le Législateur en a porté témoignage ; on espère cependant la félicité pour le bienfaisant et l’on craint (le châtiment) pour le pécheur.
71 – D’après Khârija ibn Zayd ibn Thâbit, Oumm al-ʿAlâʾ – une femme des Ansâr (les Auxiliaires) ayant prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ – rapporta : « Lorsque les Muhâjirûn (les Émigrés) furent répartis par tirage au sort, il nous échut ‘Uthmân ibn Maẓ‘ûn ; nous l’hébergeâmes donc chez nous. Il fut alors atteint de la maladie qui causa sa mort. Lorsqu’il décéda, qu’on le lava et qu’on le recouvrit de son linceul, le Messager d’Allah ﷺ entra. Je dis alors : “Qu’Allah te fasse miséricorde, Abou as-Sâʾib ; je témoigne que, certes, Allah t’a honoré.” Le Prophète ﷺ répondit : « Et d’où sais-tu qu’Allah l’a honoré ? » Je repris : « Puisse mon père être sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah ! Qui Allah honorerait-Il, sinon lui ? » Il dit : « Quant à lui, la certitude (la mort) est bien venue à lui. Par Allah, j’espère pour lui le bien, mais – par Allah – bien que je sois le Messager d’Allah, je ne sais pas ce qu’on fera de moi. » Elle conclut : « Par Allah, plus jamais je ne porterai un tel jugement sur qui que ce soit. » Rapporté par al-Bukhârî. Dans une autre version : « … je ne sais pas ce qu’on fera de LUI. » (1)
72 – Selon Abou Hurayra (qu’Allah l’agrée) : « Nous sortîmes avec le Messager d’Allah ﷺ à la bataille de Khaybar, un jour des plus mémorables ; nous n’obtînmes ni or ni argent, mais seulement des biens, des vêtements et des effets. Un homme des Banû Ḍayyib, nommé Rifâʿa ibn Zayd, fit présent au Messager d’Allah ﷺ d’un esclave appelé Midʿam. Le Messager d’Allah ﷺ l’envoya vers Wâdî al-Qurâ, et lorsque… »