Bulûgh al-Saʿâda 358
154 – Chapitre : interdiction du pessimisme, de la ṭayra (mauvais présage) et de l’affirmation d’une contagion autonome
Lorsqu’elle s’accompagne d’une croyance erronée
830 – D’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah a dit : « Il n’y a ni contagion (qui agirait d’elle-même), ni ṭayra (mauvais présage), ni hama, ni ṣafar. » Hadith unanimement authentique (1).
831 – Selon ʿAbd Allâh b. Masʿûd, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah a déclaré : « La ṭayra est du shirk (association). » Et il ajouta : « Aucun de nous n’en est totalement exempt, mais Allah l’efface par le tawakkul (la confiance placée en Lui). » Rapporté par Aḥmad, Abû Dâwûd, al-Tirmidhî et Ibn Mâja (2).
Ibn Ḥajar a dit : l’expression « Aucun de nous n’en est totalement exempt… » relève de la parole d’Ibn Masʿûd ; elle a été insérée dans le hadith. Sulaymân b. Ḥarb — le maître d’al-Bukhârî — l’a précisé, comme al-Tirmidhî le rapporte d’après al-Bukhârî (3).
832 – Muʿâwiya b. al-Ḥakam al-Sulamî, qu’Allah l’agrée, rapporte : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, nous avions l’habitude de nous laisser gagner par le mauvais présage.” Il répondit : “C’est un sentiment que l’un d’entre vous trouve en lui-même ; qu’il ne vous détourne donc pas (de vos desseins).” » Rapporté par Muslim (4).