Bulûgh as-Saʿâdah, p. 350
…et lui déclara : « Tu vas la briser et attester qu’il n’y a de divinité qu’Allah, sinon je te trancherai la gorge. » L’homme la mit aussitôt en pièces et récita l’attestation de foi. Jarîr envoya ensuite auprès du Prophète ﷺ un homme d’Aḥmas, surnommé Abû Arṭâtah, pour lui annoncer la nouvelle. Parvenu auprès du Prophète ﷺ, il dit : « Ô Messager d’Allah, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne suis venu qu’après l’avoir laissée pareille à un chameau atteints de gale. » Le Prophète ﷺ implora alors la bénédiction sur les chevaux d’Aḥmas et sur leurs cavaliers à cinq reprises. Hadith agréé (1)
812 – D’après Abû d-Dardâʾ — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’atteindra pas les plus hauts degrés celui qui pratique la divination, consulte les flèches ou rebrousse chemin d’un voyage par superstition. » Rapporté par al-Bayhaqî et aṭ-Ṭabarânî (2).
813 – D’après Surâqah ibn Mâlik ibn Juʿshum — qu’Allah l’agrée — : les idolâtres de Quraysh dépêchèrent un émissaire pour proclamer qu’ils offraient, pour le Messager d’Allah ﷺ et pour Abû Bakr, le prix du sang de chacun — à quiconque les tuerait ou les capturerait. Alors que je me trouvais assis dans une assemblée de ma tribu, les Banû Mudlij, un homme survint, se dressa devant nous et déclara : « Ô Surâqah, j’aperçois au bord de la côte une silhouette sombre ; il me semble que c’est Muhammad et ses compagnons. » J’eus aussitôt la certitude que c’était bien eux, mais je lui répondis : « Ce ne sont pas eux ; tu as dû voir untel et untel, qui viennent de passer devant nous. » Je restai encore quelque temps dans l’assemblée, puis je me levai, rentrai chez moi et ordonnai à ma servante de faire sortir mon cheval, qu’elle devait tenir derrière