Parmi les preuves de l’unicité du culte ⦗349⦘
150 – Chapitre : L’interdiction de la divination par les azlâm (flèches divinatoires)
810 – D’après Ibn ‘Abbâs — qu’Allah les agrée tous deux — : lorsque le Messager d’Allah ﷺ arriva, il refusa d’entrer dans la Maison sacrée tant que s’y trouvaient des idoles. Il ordonna donc qu’on les en fasse sortir. On retira alors une représentation d’Abraham et d’Ismaël, chacun tenant des azlâm dans les mains. Le Messager d’Allah ﷺ s’exclama : « Qu’Allah les combatte ! Par Allah, ils savent très bien qu’aucun des deux n’a jamais consulté ces flèches ! » Puis il entra dans la Maison, proclama le takbîr dans chacun de ses angles et n’y accomplit aucune prière. Rapporté par al-Bukhârî (1).
811 – D’après Jarîr ibn ‘Abd Allâh — qu’Allah l’agrée — : le Messager d’Allah ﷺ me dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhû l-Khalasah ? » — « Bien sûr ! » répondis-je. Je partis donc avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Aḥmas, réputés bons cavaliers, alors que moi-même je ne tenais pas solidement en selle. J’en informai le Prophète ﷺ ; il posa sa main sur ma poitrine, si bien que j’en sentis l’empreinte, puis il invoqua : « Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. » Depuis lors, dit-il, je ne suis plus jamais tombé d’un cheval.
Dhû l-Khalasah était un sanctuaire au Yémen, appartenant aux tribus de Khathʿam et de Bajîlah, où l’on adorait une idole qu’on appelait « la Ka‘ba ». Jarîr s’y rendit, y mit le feu et la démolit. Lorsque Jarîr arriva au Yémen, il y trouva un homme qui avait recours aux azlâm. On le prévint : « L’émissaire du Messager d’Allah ﷺ est ici ; s’il t’en saisit, il te tranchera la gorge. » Tandis que cet homme était encore occupé à tirer ses flèches divinatoires, Jarîr se présenta soudain devant lui,