Bulugh SaadaSalah Ibn Muhammad al-Budayr

Bilûgh as-Saʿâdah, p. 346

149 – Chapitre : Interdiction de la divination et de la fréquentation des devins, et clarification que les croire relève de la mécréance

803 – Muʿâwiya ibn al-Ḥakam as-Salamî (radiy Allâhu ʿanhu) rapporte : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, certaines pratiques que nous accomplissions avant l’islam : nous allions consulter les devins.” Il répondit : “N’allez plus chez les devins.” – “Nous avions aussi recours aux augures”, repris-je. Il dit alors : “Ce n’est qu’un sentiment que l’un de vous éprouve intérieurement ; qu’il ne vous détourne pas.” (1) Rapporté par Muslim.

804 – Abû Hurayra (radiy Allâhu ʿanhu) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ trancha dans le litige de deux femmes de la tribu de Hudhayl qui s’étaient battues : l’une lança une pierre contre l’autre, enceinte, et tua l’enfant qu’elle portait. L’affaire fut portée devant le Prophète ﷺ et il jugea que l’indemnité pour ce qui se trouvait dans son ventre était une ghurra, c’est-à-dire un esclave, homme ou femme. Le tuteur de la femme condamnée s’exclama : « Ô Messager d’Allah, comment devrais-je payer pour quelqu’un qui n’a ni bu, ni mangé, ni parlé, ni poussé son premier cri ? Un être pareil ne mérite-t-il pas de périr sans dédommagement ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Voilà un discours digne des frères des devins. » Hadith unanimement reconnu.

805 – ʿÂʾisha (radiy Allâhu ʿanhâ) rapporte : « Des gens interrogèrent le Messager d’Allah ﷺ au sujet des devins. Il leur dit : “Ils ne sont rien du tout.” Ils dirent : “Ô…” »

(1) Rapporté par Muslim, no 537 (121). (2) Rapporté par al-Bukhari, no 5758, et par Muslim, no 1681 (36).
بلوغ السعادة ۳٤٦ # ١٤٩ - باب تحريم الكهانة وإتيان الكهان ## وبيان أن تصديقهم كفْر ٨٠٣ - عنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ الْحَكَمِ السَّلَمِيِّ رَضِيَ اللَّهَ عَنْهُ قَالَ: قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهَ، أَمُورًا كُنَّا نَصْنَعُهَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، كُنَّا نَأْتِي الْكُهَّانَ. قَالَ: «فَلا تَأْتُوا الْكُهَّانَ» قَالَ: قُلْتُ كُنَّا نَتَطَيرُ قَالَ: «ذَاكَ شَيْءٌ يَجِدُهُ أَحَدُكُمْ فِي نَفْسِهِ فَلا يَصْدُنْكُمْ» (١) أخرجه مسلم. ٨٠٤ - وعنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهَ عَنْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهَ ﷺ قَضَى فِي امْرَأَتَيْنِ مِنْ هُدَيْلٍ افْتَتَلْنَا فَرَمْتُ إِحْدَاهُمَا الأَخْرَى بِحَجَرٍ وَهِيَ حَامِلٌ، فَقَتَلْتُ وَلَدَهَا الَّذِي فِي بَطْنِهَا، فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ ﷺ، فَقَضَى أَنَّ دِيَةَ مَا فِي بَطْنِهَا، غُرَّةٌ عَبْدٌ، أَوْ أَمَةٌ، فَقَالَ وَلِيُّ الْمَرْأَةِ الَّتِي غَرَمْتُ: كَيْفَ أَعْرَمُ يَا رَسُولَ اللَّهَ مَنْ لا شَرِبَ وَلا أَكَلَ وَلا نَطْقَ وَلا اسْتَهَلَّ، فَمِثْلُ ذَلِكَ يُطْلُ. فَقَالَ النَّبِيُّ ﷺ: «إِنَّمَا هَذَا مِنْ إِخْوَانِ الْكُهَّانِ». متفق عليه. ٨٠٥ - وعن عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهَ عَنْهَا قالت: سَأَلَ أَنَاسٌ رَسُولَ اللَّهَ ﷺ عَنْ الْكُهَّانِ، فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهَ ﷺ: «لَيْسُوا بِشَيْءٍ» قَالُوا: يَا
(١) أخرجه مسلم (٥٣٧) (١٢١). (٢) أخرجه البخاري (٥٧٥٨)، ومسلم (١٦٨١) (٣٦).

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