Bilûgh as-Saʿâdah, p. 342
789 – Selon ʿUqbah ibn ʿÂmir (radiy Allâhu ʿanhu), j’ai entendu le Messager d’Allâh ﷺ dire : « Quiconque suspend une tamîmah (amulette), qu’Allâh ne mène pas son affaire à terme ; et quiconque suspend une wadʿah (coquillage-talisman), qu’Allâh ne lui accorde aucune protection. » Rapporté par Aḥmad, avec une chaîne jugée faible ⦗1⦘.
790 – D’après Abû Bashîr al-Ansârî (radiy Allâhu ʿanhu), alors qu’il se trouvait avec le Messager d’Allâh ﷺ durant l’un de ses voyages, celui-ci dépêcha un héraut pour proclamer : « Qu’il ne demeure sur le cou d’aucun chameau un collier, qu’il soit tressé d’une corde d’arc ou d’un autre lien, sans qu’il soit immédiatement coupé. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim ⦗2⦘. Mâlik déclara : « J’estime que cela visait à se prémunir du mauvais œil. »
791 – Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmân ibn Abî Laylâ rapporte, d’après son frère ʿIsâ : Je me rendis auprès de ʿAbd Allâh ibn ʿUkaym Abû Muʿbad al-Juhanî pour invoquer la protection d’Allâh en sa faveur ; il souffrait d’une rougeur. Je lui dis : « Ne voudrais-tu pas accrocher quelque chose ? » Il répondit : « La mort est plus proche que cela. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui accroche un objet (talisman) sera confié à cet objet. » Rapporté par Aḥmad et at-Tirmidhî ⦗3⦘.
792 – Ruwayfiʿ ibn Thâbit (radiy Allâhu ʿanhu) rapporte : Le Messager d’Allâh ﷺ me dit : « Ô Ruwayfiʿ, il se peut que tu vives encore longtemps après moi ; informe donc les gens que quiconque noue sa barbe, passe autour de son cou une corde d’arc, ou se nettoie après ses besoins avec des excréments d’animal ou un os, Muhammad se déclare innocent de lui. » Rapporté par Aḥmad, Abû Dâwûd et an-Nasâʾî ⦗4⦘.