se raclait la gorge et faisait un bruit pour se signaler, par crainte d’entrer à l’improviste alors que l’une d’entre nous se trouverait dans un état qu’il eût réprouvé.
Un jour, il arriva donc, se racla la gorge. Or, j’avais auprès de moi une vieille femme qui me faisait des incantations contre la rougeur (al-ḥumrah) ; je la fis aussitôt glisser sous le lit. Il entra, s’assit à mon côté et remarqua, à mon cou, un fil.
— Qu’est-ce donc que ce fil ? demanda-t-il.
— Un fil dans lequel on a récité des incantations pour moi, répondis-je.
Il le prit, le coupa, puis déclara : « La famille d’Abd Allâh n’a nul besoin du chirk. J’ai entendu le Messager d’Allâh ﷺ dire : “Les ruqâ (incantations), les tamîma (amulettes) et les tawalah (charmes d’amour) relèvent du chirk.” »
Je lui dis alors : « Pourquoi tiens-tu ces propos ? Mon œil me faisait souffrir autrefois, et j’allais chez un tel, le Juif, pour qu’il le soigne par ruqyah ; dès qu’il l’avait fait, la douleur se calmait. »
Il répliqua : « Il t’eût suffi de dire ce qu’a dit le Messager d’Allâh ﷺ :
“Ô Maître des hommes, fais disparaître le mal ; guéris, c’est Toi le Guérisseur ; il n’est de guérison que Ta guérison, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.” »
Rapporté par Aḥmad, Abû Dâwûd et Ibn Mâjah ⦗1⦘.
788 – ʿImrân ibn Ḥuṣayn (radiy Allâhu ʿanhu) rapporte que le Prophète ﷺ aperçut, sur le haut du bras d’un homme, un anneau en laiton. Il lui demanda : « Qu’est-ceci ? » — « C’est contre la faiblesse », répondit-il. Le Messager d’Allâh ﷺ déclara alors : « Sache qu’il ne fera que t’affaiblir davantage. Jette-le loin de toi ; car si tu venais à mourir alors qu’il est encore sur toi, jamais tu ne réussirais. »
Rapporté par Aḥmad, Ibn Mâjah et Ibn Ḥibbân, avec une chaîne jugée faible ⦗2⦘.