Bulûgh as-Saʿâda ⦗340⦘
147 – Chapitre : L’interdiction de suspendre des amulettes
et exposé montrant que cela relève du chirk (association)
785 – ʿUqba ibn ʿÂmir (m. radiy Allâhu ʿanhu) rapporte qu’un groupe se présenta au Messager d’Allah ﷺ. Il accepta l’allégeance de neuf d’entre eux et s’abstint de la donner au dixième. On dit alors : « Ô Messager d’Allah, tu as accepté l’engagement de neuf personnes et tu as laissé celle-ci ? » Il répondit : « Il porte une tamîma (amulette). » Le Prophète passa alors sa main, la coupa, puis accepta son allégeance et dit : « Quiconque suspend une tamîma a certes commis du chirk. » Rapporté par Aḥmad et al-Ḥâkim ⦗1⦘.
786 – Bakr ibn Sawâda rapporte d’un homme de la tribu de Ṣudâʾ : « Nous nous rendîmes auprès du Prophète ﷺ, douze hommes au total, et lui prêtâmes serment d’allégeance. Il laissa cependant l’un d’entre nous sans l’agréer. Nous dîmes : “Accorde-lui donc ton allégeance, ô Prophète d’Allah !” Il répondit : “Je ne l’agréerai pas tant qu’il n’aura pas retiré ce qu’il porte ; quiconque porte une chose semblable est polythéiste tant qu’il la garde sur lui.” Nous regardâmes alors et vîmes, au haut de son bras, une bandelette (sabira) faite d’écorce ou d’un morceau d’arbre. » Rapporté par at-Ṭaḥâwî avec une chaîne jugée bonne ⦗2⦘.
787 – Zaynab, l’épouse de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd (radiy Allâhu ʿanhum), dit : « Quand ʿAbd Allâh revenait d’une sortie et arrivait à la porte, il se raclait la gorge et faisait un bruit pour se signaler. »