Bulugh SaadaSalah Ibn Muhammad al-Budayr

Bulûgh al-saʿâda 330

141 – Chapitre : Il n’y a pas de mal à pratiquer la ruqya (incantation thérapeutique) tant qu’elle ne renferme pas de polythéisme

762 – D’après ʿAwf ibn Mâlik al-Achjaʿî – qu’Allah l’agrée –, nous récitions des ruqya à l’époque pré-islamique. Nous demandâmes alors : « Ô Messager d’Allah, qu’en dis-tu ? » Il répondit : « Faites-moi entendre vos formules ; il n’y a aucun mal à la ruqya tant qu’elle ne comporte pas de polythéisme. » Rapporté par Muslim (1).

763 – Selon ash-Shifâʾ bint ʿAbd Allâh – qu’Allah l’agrée –, elle pratiquait la ruqya avant l’islam. Lorsque l’islam arriva, elle déclara : « Je ne pratiquerai plus de ruqya avant d’avoir demandé la permission du Messager d’Allah ﷺ. » Elle alla donc le trouver et sollicita son autorisation. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Pratique-la, à condition qu’elle ne contienne aucun polythéisme. » Rapporté par al-Hâkim et Ibn Hibbân (2).

764 – ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ entra chez elle tandis qu’une femme la soignait ou lui récitait une ruqya. Il dit : « Soignez-la par le Livre d’Allah. » Rapporté par Ibn Hibbân (3). Il précisa : Par sa parole ﷺ « Soignez-la par le Livre d’Allah », il entendait : traitez-la au moyen de ce que le Livre d’Allah permet ; car, à l’époque pré-islamique, les gens recouraient à des incantations entachées de polythéisme. Par cette formulation, il les détourna de toute ruqya, hormis celles qu’autorise le Livre d’Allah, à l’exclusion de ce qui comporte du polythéisme (4).

(1) Rapporté par Muslim (2200). (2) Rapporté par al-Hakim (2/75) et Ibn Hibban (6092). (3) Rapporté par Ibn Hibban (6098). (4) Al-Ihsan fi taqrib Sahih Ibn Hibban (13/464).
بلوغ السعادة ۳۳۰ # ۱۴۱ - باب لا بأس بالرقى ما لم تكن شركًا ## ٧٦٢ - عَنْ عَوْفٍ بْنِ مَالِكٍ الْأَشْجَعِيِّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: كُنَّا نَرْقِي فِي الْجَاهِلِيَّةِ فَقُلْنَا: يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ تَرَى فِي ذَلِكَ؟ فَقَالَ: «اعْرِضُوا عَلَيَّ رَقَاكُمْ، لا بأس بالرقى مَا لَمْ يَكُنْ فِيهِ شِرْكٌ» رَوَاهُ مسلم (١). ## ٧٦٣ - وعن الشَّفَاء بنت عبد الله رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا، أَنَّهَا كانت تَرقي في الجاهليّة، فلما جاء الإسلام، قالت: لا أرقى حتى أستأذن رَسُول اللَّهُ ﷺ، فأتتّه، فاستأذنتّه، فقال لها رَسُول اللَّهُ ﷺ: «ارقي، ما لم يكن فيها شرك». أخرجه الْحَاكِم، وابن حبان (٢). ## ٧٦٤ - وعن عائشة رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا، أن رَسُول اللَّهُ ﷺ دخل عليها وامرأة تعالجها أو تُرقيها، فقال: «عالجها بكتاب الله» أخرجه ابن حبان (٣)، وقال: قوله ﷺ: «عالجها بكتاب الله» أراد: عالجها بما يُبيحه كتاب الله؛ لأن القوم كانوا يرقون في الجاهليّة بأشياء فيها شرك، فزجرهم بهذه اللفظة عن الرُّقَى إلا بما يُبيحه كتابُ الله دون ما يكون شركًا (٤).
(١) أخرجه مسلم (٢٢٠٠). (٢) أخرجه الْحَاكِم (٢/ ٧٥)، وابن حبان (٦٠٩٢). (٣) أخرجه ابن حبان (٦٠٩٨). (٤) الإحسان في تقريب صحيح ابن حبان (١٣/ ٤٦٤).

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