Bulûgh as-Saʿâda 318
135 – Chapitre : Le recours licite à la bénédiction (tabarruk)
135 – ʿAwn b. Abî Juḥayfa rapporte, d’après son père : « Je me rendis auprès du Prophète ﷺ alors qu’il se trouvait dans une tente ronde en cuir rouge. Je vis Bilâl apporter l’eau de ses ablutions et les gens se bousculer pour l’obtenir ; celui qui en recueillait ne serait-ce qu’un peu s’en frottait le visage et le corps, et celui qui n’en avait rien obtenu prenait l’humidité restée sur la main de son voisin. » Hadith unanimement authentique ⦗1⦘.
136 – Selon Anas b. Mâlik, qu’Allah l’agrée : « Le Prophète ﷺ vint chez nous, demeura un moment et transpira. Ma mère apporta alors un flacon et se mit à recueillir sa sueur à l’intérieur. Quand le Prophète se réveilla, il dit : “Ô Umm Sulaym, qu’es-tu en train de faire ?” Elle répondit : “C’est ta sueur ; nous la mêlons à nos parfums, et elle est le plus exquis des arômes.” » Rapporté par Muslim ⦗2⦘.
Dans une autre version rapportée par lui : le Prophète avait transpiré et sa sueur s’était amassée sur un morceau de cuir posé sur le lit. Umm Sulaym ouvrit alors sa petite trousse, épongea cette sueur et l’essorait dans ses fioles. Le Prophète, surpris, demanda : « Que fais-tu donc, ô Umm Sulaym ? » Elle répondit : « Ô Messager d’Allah, nous espérons qu’elle apportera sa bénédiction à nos enfants. » Il dit : « Tu as bien fait. » ⦗3⦘.