Bulûgh as-Saʿâdah – p. 308
131 – Chapitre : L’obligation de préserver les serments
Et le respect de ceux-ci relève de la vénération d’Allah Très-haut
712 – D’après ʿAbd Allah ibn Masʿûd, qu’Allah l’agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque, par un serment mensonger, s’arroge le bien d’un musulman sans droit rencontrera Allah tandis qu’Il sera courroucé contre lui. » Ibn Masʿûd ajouta : le Messager d’Allah ﷺ nous en lut ensuite la confirmation dans le Livre d’Allah, le Puissant, le Majestueux : « Ceux qui troquent l’alliance d’Allah et leurs serments contre un vil profit… » – jusqu’à la fin du verset.
Arriva alors Al-Achʿath ibn Qays qui demanda : « Qu’a donc rapporté Abû ʿAbd ar-Raḥmân ? » On lui répondit : « Il a dit ceci et cela. » Il déclara : « Abû ʿAbd ar-Raḥmân a dit vrai ; c’est à mon sujet que ce verset fut révélé. Il y avait entre moi et un homme un terrain que nous revendiquions tous deux. Je portai l’affaire devant le Prophète ﷺ, qui me demanda : “As-tu une preuve ?” Je répondis : non. Il dit : “Alors, la décision repose sur son serment.” Je m’exclamai : “Ainsi donc, il va jurer !” Le Messager d’Allah ﷺ proclama alors : “Quiconque, par un serment obstiné (yamin ṣabr), dérobe le bien d’un musulman en se montrant parjure rencontrera Allah tandis qu’Il sera courroucé contre lui.” Puis fut révélé : « Ceux qui troquent l’alliance d’Allah et leurs serments contre un vil profit… ». » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim ⦗1⦘
713 – Selon Wâ’il ibn Hujr, qu’Allah l’agrée, il raconta : « Un homme vint… »