Bulugh as-Saʿādah – p. 306
130 – Chapitre : De l’adjuration d’Allah et de l’interdiction de Se prononcer péremptoirement à Son sujet
707 – D’après Anas, qu’Allah l’agrée, la sœur d’ar-Rubayyiʿ — Umm Hâritha — blessa quelqu’un. Le litige fut porté devant le Prophète ﷺ, qui déclara : « Le talion, le talion ! » Umm ar-Rubayyiʿ s’écria : « Ô Messager d’Allah, va-t-on appliquer le talion à Untelle ? Par Allah, il n’en sera rien ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Gloire à Allah, ô Umm ar-Rubayyiʿ ! Le talion est un ordre du Livre d’Allah. » Elle insista : « Non, par Allah, on ne l’appliquera jamais contre elle ! » Elle ne cessa de plaider jusqu’à ce qu’ils acceptent le prix du sang. Le Messager d’Allah ﷺ conclut alors : « Il est, parmi les serviteurs d’Allah, des gens qui, s’ils jurent par Allah, Il confirme leur serment. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim — version de Muslim. Dans la version d’al-Bukhârî, la personne évoquée dans le serment est Anas ibn an-Nadr. ⦅1⦆
708 – D’après Hâritha ibn Wahb, qu’Allah l’agrée, il entendit le Prophète ﷺ dire : « Voulez-vous que je vous informe des gens du Paradis ? » — « Certes, oui ! » répondirent-ils. Il dit : « Toute personne faible, que l’on tient pour insignifiante ; s’il adjure Allah par serment, Allah exauce son serment. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. ⦅2⦆
709 – D’après Jundub ibn ʿAbd Allah, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ rapporta qu’un homme avait dit : « Par Allah, Allah ne pardonnera pas à Untel. » Alors Allah — le Très-Haut — déclara : « Qui