Bulûgh as-Saʿâda ⦗302⦘
700 – Toujours d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, un homme se présenta au Messager d’Allah ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, quelle aumône mérite la plus grande récompense ? » Il répondit : « Eh bien – par ton père, tu le sauras bel et bien ! – c’est que tu donnes alors que tu es en bonne santé, encore porté à l’avarice, redoutant la pauvreté et espérant (vivre) longtemps. Ne tarde pas jusqu’à ce que l’âme atteigne la gorge et que tu te mettes à dire : “À untel ceci, à untel cela”, alors que cela appartenait déjà à untel. » Rapporté par Muslim.⦅1⦆
Réponse : La formulation « – par ton père, tu le sauras bel et bien » ne se rencontre que dans la chaîne de transmission de Muhammad ibn Fuḍayl. Or des transmetteurs sûrs, tels que Sufyân ibn ʿUyayna, ʿAbd al-Wâḥid et Jarîr, le rapportent sans aucun serment, et Muhammad ibn Fuḍayl lui-même a transmis ce hadith sans serment.
En outre, ces trois hadiths sont abrogés par ceux qui interdisent de jurer par autre qu’Allah ; les preuves rigoureusement authentiques montrent que ce qui est postérieur, c’est bien la prohibition de prêter serment par autre qu’Allah, et non son autorisation.