Bulûgh as-Saʿâda ⦗300⦘
126 – Chapitre : Argument avancé par ceux qui autorisent le serment par autre qu’Allah – ou n’y voient qu’une simple réprobation – et réponse qui leur est faite
698 – D’après Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allah, qu’Allah l’agrée, un homme originaire du Nadjd vint trouver le Messager d’Allah ﷺ, les cheveux ébouriffés ; nous entendions le grondement de sa voix sans saisir ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il se fût approché du Messager d’Allah ﷺ. Il l’interrogeait alors au sujet de l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Cinq prières chaque jour et chaque nuit. » Il demanda : « Suis-je tenu d’autre chose ? » – « Non, sauf si tu accomplis des actes surérogatoires. – Et le jeûne du mois de Ramaḍân. » Il reprit : « Suis-je tenu d’autre chose ? » – « Non, sauf si tu accomplis des actes surérogatoires. » Le Messager d’Allah ﷺ lui mentionna aussi l’aumône légale (zakât). Il demanda : « Suis-je tenu d’autre chose ? » – « Non, sauf si tu accomplis des actes surérogatoires. » L’homme tourna alors les talons en disant : « Par Allah, je n’ajouterai rien à cela ni n’en retrancherai. » Le Messager d’Allah ﷺ conclut : « Il a réussi – par son père ! – s’il dit vrai, ou : Il entrera au Paradis – par son père ! – s’il dit vrai. » Rapporté par Muslim (1).
Réfutation : Ibn ʿAbd al-Barr – qu’Allah lui fasse miséricorde – déclare dans al-Tamhîd, au sujet de la variante « Il a réussi – par son père – s’il dit vrai » : « Cette locution n’est pas authentiquement conservée dans ce hadith quand la chaîne est apte à servir de preuve. Mâlik et d’autres l’ont rapporté d’après Abû Suhayl sans la mentionner, et il a été rapporté d’après Ismâʿîl ibn… »