Parmi les preuves de l’unicité dans l’adoration ⦗291⦘
121 – Chapitre : Légitimité de solliciter (Allah) par ses bonnes œuvres
681 – D’après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, qu’Allah les agrée tous deux, le Messager d’Allah ﷺ a dit :
« Trois hommes cheminaient lorsqu’une averse les surprit. Ils se réfugièrent alors dans une grotte au flanc d’une montagne. Un bloc de roche se détacha de la montagne et obtura l’entrée, les enfermant. Ils se dirent : “Réfléchissez à une œuvre pie que vous avez accomplie pour Allah ; invoquez-Le par son intermédiaire ; peut-être Allah dissipera-t-Il ainsi ce qui vous accable.”
L’un d’eux dit : “Ô Allah, j’avais deux parents très âgés, une épouse et de jeunes enfants dont je m’occupais. Chaque soir, quand je ramenais le troupeau, je trayais (les bêtes) puis je servais d’abord mes parents avant mes enfants. Un jour, la recherche de bois m’éloigna si longtemps que je ne rentrai qu’au crépuscule ; je les trouvai endormis. Je trayai comme à l’accoutumée, puis, tenant le récipient de lait, je demeurai debout près de leur tête, répugnant à les réveiller tout en répugnant à faire boire mes enfants avant eux, tandis que ces derniers se tordaient de faim à mes pieds. Je restai ainsi, eux et moi, jusqu’à l’apparition de l’aube. Ô Allah, si Tu sais que j’ai agi ainsi uniquement pour rechercher Ta Face, ouvre-nous donc une brèche par laquelle nous puissions voir le ciel.” Allah ouvrit une fente et ils aperçurent le ciel.
Le deuxième dit : “Ô Allah, j’avais une cousine que j’aimais autant qu’un homme peut aimer une femme. Je voulus d’elle ce que veulent les hommes, mais elle refusa jusqu’à ce que je lui apporte cent dinars. Je me donnai de la peine jusqu’à les réunir, puis je les lui remis. Lorsque je me trouvai entre ses jambes, elle déclara : ‘Ô serviteur d’Allah, crains Allah et ne romps pas le sceau sinon dans la légitimité !’ Alors je me relevai et la quittai. Ô Allah, si Tu sais… »