Bulûgh as-Saʿâda – 229
98 – Chapitre : Il est permis de solliciter l’assistance (istiʿâna), la protection (istiʿâdha) et le secours (istighâtha) d’une créature pour ce qu’elle est effectivement en mesure d’accomplir parmi les causes apparentes et les réalités sensibles, à la condition impérative que le cœur demeure attaché à Allah et que l’on croie fermement que ce n’est qu’un moyen dépourvu d’effet propre. En revanche, demander l’assistance, la protection ou le secours d’une créature morte, absente, ou dans ce qui n’est maîtrisé que par Allah relève de l’association.
538 – D’après ʿAbd Allah ibn ʿAbbâs, qu’Allah les agrée tous deux, j’étais un jour derrière le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il me dit : « Jeune garçon, je vais t’enseigner quelques paroles : préserve Allah, Il te préservera ; préserve Allah, tu Le trouveras devant toi. Lorsque tu demandes, demande à Allah ; lorsque tu cherches assistance, cherche assistance auprès d’Allah. Sache que si la communauté tout entière se liguait pour t’apporter le moindre avantage, elle ne t’en apporterait que ce qu’Allah a déjà inscrit pour toi ; et si elle se liguait pour te nuire, elle ne te nuirait que par ce qu’Allah a déjà inscrit contre toi. Les plumes ont été levées et les feuillets se sont desséchés. » Rapporté par at-Tirmidhî ⦗1⦘.
539 – D’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Allah – Exalté soit-Il – a dit : “J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés, et à Mon serviteur revient ce qu’il demande. Lorsqu’il dit : Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Allah dit…” »