puis nous l’avons enveloppé dans son linceul, et nous l’avons apporté au Messager d’Allah ﷺ pour qu’il célèbre la prière funéraire. Nous lui dîmes : « Vas-tu prier sur lui ? » Il fit alors quelques pas, puis demanda : « A-t-il une dette ? » — « Deux dinars », répondîmes-nous. Il se détourna. Abû Qatâda se porta alors garant de la somme. Nous revînmes aussitôt et Abû Qatâda déclara : « Les deux dinars sont à ma charge. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Le créancier est-il réellement satisfait, et le défunt quitte de sa dette ? » — « Oui », répondit-on. Il accomplit donc la prière sur lui. Le lendemain, il demanda : « Qu’en est-il des deux dinars ? » — « Il n’est mort qu’hier ! » lui répondit Abû Qatâda. Le surlendemain, celui-ci annonça : « Je les ai réglés. » Le Messager d’Allah ﷺ déclara alors : « À présent, tu as rafraîchi sa peau. » Hadith rapporté par Ahmad (1).
481 – D’après ʿÂʾisha, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque meurt en ayant des jours de jeûne à accomplir, son proche (walî) jeûnera pour lui. » Hadith unanimement authentique (2).
482 – D’après Ibn ʿAbbâs, qu’Allah les agrée, « Une femme vint trouver le Messager d’Allah ﷺ et dit : “Ô Messager d’Allah, ma mère est décédée alors qu’elle devait un jeûne de vœu ; puis-je jeûner pour elle ?” Il répondit : “Que penses-tu ? Si ta mère avait une dette que tu t’acquittais à sa place, cela la déchargerait-il ?” — “Oui”, dit-elle. Il reprit : “Jeûne donc pour ta mère.” » Hadith rapporté par Muslim (3).
483 – D’après Ibn ʿAbbâs, qu’Allah les agrée tous deux : « Une femme de la tribu de Juhayna vint trouver le Prophète ﷺ et dit : “Ma mère avait fait vœu d’accomplir le pèlerinage, mais elle est morte avant de l’avoir accompli ; puis-je…»