Atteindre la félicité – 20
7 – Chapitre : la bayʿa (serment d’allégeance) fondée sur le tawḥîd (l’unicité)
30 – D’après ʿAwf ibn Mâlik al-Ashjaʿî, qu’Allah l’agrée, nous étions neuf, ou huit, ou sept auprès du Messager d’Allah ﷺ. Il nous dit : « Ne souhaitez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager d’Allah ? » Or nous venions tout juste de le faire, si bien que nous répondîmes : « Nous t’avons déjà prêté serment, ô Messager d’Allah. » Il répéta : « Ne souhaitez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager d’Allah ? » Nous répondîmes encore : « Nous t’avons déjà prêté serment, ô Messager d’Allah. » Puis, pour la troisième fois, il dit : « Ne souhaitez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager d’Allah ? » Nous tendîmes alors nos mains en disant : « Nous t’avons bel et bien prêté serment, ô Messager d’Allah ; mais sur quoi t’engageons-nous notre allégeance ? » Il répondit : « Sur le fait d’adorer Allah sans rien Lui associer, de préserver les cinq prières, et d’obéir (au chef légitime). » – puis il glissa à voix basse : « et de ne rien demander aux gens. » J’ai vu certains de ces hommes : si le fouet de l’un d’eux tombait, il ne demandait à personne de le lui ramasser. Rapporté par Muslim (1).
31 – ʿÂʾisha, qu’Allah l’agrée, rapporte que le Messager d’Allah ﷺ examinait les croyantes qui avaient émigré vers lui à la lumière de ce verset où Allah, le Très-Haut, dit : « Ô Prophète, lorsque les croyantes viennent à toi pour te prêter serment d’allégeance… » jusqu’à Sa parole : « … Pardonneur, Miséricordieux. » Celle d’entre elles qui reconnaissait ces conditions, le Messager d’Allah ﷺ lui disait : « Je t’ai accordé mon allégeance. »