Bulûgh as-Saʿâda, p. 180
Al-Bukhârî a rapporté ce hadith d’Anas dans une formulation différente (1).
406 - Muʿâwiya ibn Qurra rapporte qu’al-Mughîra ibn Shuʿba (qu’Allah l’agrée) dit au délégué du roi de Perse, le jour de la bataille d’al-Qâdisiyya : « Nous étions un peuple qui adorait les pierres et les idoles ; chaque fois que nous trouvions une pierre plus belle que celle que nous vénérions, nous la prenions pour divinité et la remplacions par une autre. Nous ne connaissions aucun Seigneur jusqu’à ce qu’Allah nous envoyât un Messager issu de nos propres gens ; il nous appela à l’islam, et nous l’avons suivi. » Hadith rapporté par al-Hâkim (2).
407 - D’après Umm Salama (qu’Allah l’agrée), dans le récit de la délégation envoyée auprès du Négus, Jaʿfar ibn Abî Tâlib (qu’Allah l’agrée) déclara au souverain : « Ô Roi, nous étions un peuple plongé dans l’ignorance : nous adorions les idoles, mangions les bêtes mortes, commettions les turpitudes, rompions les liens de parenté, maltraitions le voisin, et le plus fort d’entre nous opprimait le plus faible. Nous demeurions ainsi jusqu’à ce qu’Allah nous envoyât un Messager issu de nos rangs, dont nous connaissions la lignée, la véracité, la loyauté et la chasteté. Il nous convia à Allah afin que nous proclamions Son unicité et L’adorions, et que nous renoncions aux pierres et aux idoles que nous, ainsi que nos ancêtres, vénérions à Sa place. Il nous ordonna la véracité dans la parole, la restitution des dépôts, le maintien des liens de parenté, la bienveillance envers le voisin et l’abstention de tout ce qu’Il a interdit. »