Bulûgh as-Saʿâda 152
62 – Chapitre : Espérer la récompense pour les traces laissées (iḥtisâb al-âthâr)
344 – Anas — qu’Allah l’agrée — rapporte : Les Banû Salima songèrent à quitter leurs demeures pour s’installer plus près du Prophète ﷺ. Or le Messager d’Allah ﷺ n’aimait pas que Médine se vide de ses habitants et déclara : « Ne comptez-vous donc pas (la récompense de) vos pas ? » Rapporté par al-Bukhârî (1). Mujâhid, commentant le verset : « Et Nous inscrivons ce qu’ils ont avancé et les traces qu’ils ont laissées » [Ya-Sîn, 12], a dit : « Leurs pas. »
345 – Ubayy b. Kaʿb — qu’Allah l’agrée — relate : Il y avait un homme parmi les Ansâr dont la maison était la plus éloignée de toutes dans Médine, et pourtant il ne manquait jamais la prière avec le Messager d’Allah ﷺ. Nous éprouvions de la compassion pour lui et je lui dis : « Untel, si tu achetais un âne, il te protégerait de l’ardeur du soleil et des bêtes du désert. » Il répondit : « Par Allah ! Je ne voudrais pas que ma maison soit attenante à celle de Muhammad ﷺ. » Je rapportai ses propos au Prophète ﷺ, qui le fit venir et lui tint le même discours. L’homme expliqua qu’il espérait une récompense pour chacun de ses pas. Le Prophète ﷺ déclara alors : « Tu auras la récompense que tu escomptes. » Rapporté par Aḥmad et Muslim (2). Dans une autre version chez Aḥmad : « Tu recevras la récompense de ce que tu as eu l’intention de faire. » (3).