Bulûgh al-Saʿâda 112
236 – Abû Râfiʿ – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Que je ne voie pas l’un de vous, affalé sur son divan, quand lui parvient quelque chose de mes ordres ou de mes interdictions, déclarer : “Nous n’en savons rien ; nous ne suivons que ce que nous trouvons dans le Livre d’Allah.” » Rapporté par Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et Ibn Mâja (1).
237 – D’après Jâbir ibn ʿAbd Allah – qu’Allah les agrée tous deux –, ʿUmar ibn al-Khattâb apporta au Prophète ﷺ un écrit qu’il avait obtenu de certains Gens du Livre. Le Prophète ﷺ le lut, puis, courroucé, s’écria : « Êtes-vous donc perplexes à son sujet (2), ô fils d’al-Khattâb ? Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je vous ai apporté une voie claire et immaculée. Ne les interrogez pas : ils pourraient vous dire une vérité que vous rejetteriez comme mensonge, ou une fausseté que vous tiendriez pour véridique. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si Moïse vivait encore, il ne lui resterait qu’à me suivre. » Rapporté par Ahmad avec une chaîne faible (3).
238 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, nul, parmi cette communauté, qu’il soit juif ou chrétien, n’entend parler de moi sans croire au message dont j’ai été chargé, sans quoi il sera au nombre des gens du Feu. » Rapporté par Muslim (4).