ce passage ⦗110⦘ : « Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines pour seigneurs en dehors d’Allah… » Lorsqu’il eut terminé, je lui dis : « Pourtant, nous ne les adorons pas. » Il répondit : « Ne rendent-ils pas illicite ce qu’Allah a rendu licite, et aussitôt vous l’interdisez ; et ne déclarent-ils pas licite ce qu’Allah a rendu illicite, et aussitôt vous l’autorisez ? » – « Si, » reconnus-je. Il conclut : « C’est là l’adoration que vous leur rendez. » Rapporté par at-Tirmidhî et par at-Tabarânî, ce dernier tenant ici la formulation (1).
231 – ʿAbd Allah ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Après moi, vos affaires seront prises en main par des hommes qui éteindront la sunna, pratiqueront l’innovation et retarderont la prière au-delà de son horaire. » Je demandai : « Ô Messager d’Allah, si je les côtoie, que dois-je faire ? » Il répondit : « Tu me demandes, ô fils de Umm ʿAbd, ce que tu dois faire ? Il n’y a pas d’obéissance à celui qui désobéit à Allah. » Rapporté par Ibn Mâjah (2).
232 – Muṣʿab ibn Saʿd rapporte de son père – qu’Allah l’agrée – que plusieurs versets du Coran furent révélés à son sujet. Il raconta : « La mère de Saʿd avait juré de ne plus jamais lui parler tant qu’il ne renierait pas sa religion, et de ne ni manger ni boire. Elle disait : “Alors que Dieu t’a recommandé la bonté envers tes parents, je suis ta mère et je te l’ordonne !” Je demeurai trois jours sans rien faire, jusqu’à ce qu’elle perde connaissance d’épuisement. L’un de ses fils, nommé ʿUmârah, lui fit alors boire de l’eau. Elle se mit à me maudire, si bien qu’Allah – exalté soit-Il – fit descendre ce verset : « Et si tous deux te contraignent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas, mais accompagne-les ici-bas avec bienveillance. » Rapporté par Muslim (3).