En résumé, ce hadith est faible et l’esprit ne saurait se sentir en confiance quant à son authenticité.
Et quand bien même il serait avéré, on y répondrait de la façon suivante :
Deuxièmement : le texte du hadith n’indique nullement qu’une sépulture apparente se trouverait dans la mosquée al-Khayf. Al-Azraqî, dans son Histoire de La Mecque (p. 406-410), consacre plusieurs chapitres à la description de cette mosquée et n’y mentionne aucune tombe saillante. Or la sharîʿa fonde ses jugements sur ce qui est manifeste ; puisqu’il n’existe pas, dans l’édifice en question, de tombes visibles, rien n’interdit d’y accomplir la prière, car les sépultures y sont effacées et nul ne les connaît. Sans ce récit – dont tu sais désormais la faiblesse – personne n’aurait jamais songé qu’il s’y trouvait soixante-dix tombes ! Par conséquent, les nuisances que l’on observe d’ordinaire dans les mosquées élevées au-dessus de sépultures apparentes et surélevées n’ont pas cours ici.
Réponse à la quatrième objection
Quant à ce que l’on lit dans certains ouvrages, à savoir que la tombe d’Ismâʿîl – sur lui la paix –