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Je crains, pour ma part, que le hadith ait subi une altération chez l’un des deux transmetteurs, si bien qu’il aurait dit : « qubra » (« fut enterré ») au lieu de « ṣallā » (« pria »), car c’est cette seconde formulation qui est la plus connue dans la tradition. Al-Ṭabarânî l’a en effet rapportée dans son Muʿjam al-Kabîr (3/155/1) avec une chaîne dont les narrateurs sont dignes de confiance, d’après Saʿîd ibn Jubayr, d’après Ibn ʿAbbâs, dans un hadith remontant au Prophète : « Soixante-dix prophètes ont prié dans la mosquée d’al-Khayf… » – fin du hadith.
je l’ai donc signalé. Dans l’introduction de mon ouvrage Tamam al-Minna, commentaire du Fiqh al-Sunna de Sayyid Sabiq, j’ai précisé que, si j’avais voulu arguer d’un élément que je ne tiens pas moi-même pour probant, j’aurais pu opposer à certains contemporains qui se bornent à imiter et authentifient le ḥadith le fait qu’al-Suyuti l’a déclaré faible en lui apposant le signe correspondant dans son Jamiʿ al-Saghir. Ce symbole figure dans l’édition imprimée à la lithographie de Bulaq (Égypte), dans l’exemplaire commenté par al-Manawi, ainsi que dans un manuscrit de la bibliothèque al-Zahiriyya (no 2329, fonds général), entre autres. Je ne me fie toutefois pas à ces signes du Jamiʿ al-Saghir, pour les raisons exposées dans l’introduction déjà citée, puis dans celles de mes ouvrages Sahih al-Jamiʿ al-Saghir wa Ziyadatihi et Daʿif al-Jamiʿ al-Saghir wa Ziyadatihi. Néanmoins, cette mention de faiblesse les concerne bel et bien : ne procédant à aucune vérification et reconnaissant eux-mêmes leur caractère suiveur, il est vraisemblable qu’ils se fient, comme d’autres, à ces symboles ; partant, si l’on est équitable, le jugement de faiblesse se retourne contre eux.
وأنا أخشى أن يكون الحديث تحرف على أحدهما فقال :
«قُبر» بدل «صلى»، لأن هذا اللفظ الثاني هو المشهور في
الحديث ، فقد أخرج الطبراني في «الكبير» (٣ / ١٥٥ / ١)
بإسناد رجاله ثقات عن سعيد بن جبير، عن ابن عباس
مرفوعًا :
«صلى في مسجد الخيف سبعون نبيًا . . . » الحديث .
= في مقدمة كتابي «تمام المنة في التعليق على فقه السنة» للسيد سابق .
هذا ولو كنت محتجًا بما ليس صوابًا عندي لاحتججت على تصحيح بعض
المعاصرين المقلدين للحديث بأن السيوطي ضعفه بالرمز إليه بالضعف في
«الجامع الصغير»، وقع ذلك في النسخة المطبوعة بمطبعة بولاق بمصر، وفي
النسخة التي عليها شرح المناوي وفي نسخة خطية في المكتبة الظاهرية (٢٣٢٩
- عام) وغيرها، ولكني لا أثق برموز «الجامع الصغير» لأسباب ذكرتها في
المقدمة المذكورة آنفًا، ثم في مقدمة كتابي «صحيح الجامع الصغير وزيادته»
و«ضعيف الجامع الصغير وزيادته»، ولكن على الرغم من ذلك،
فالتضعيف المذكور وارد عليهم، لأنهم لا تحقيق عندهم، بل هم مقلدون في
كل شيء باعترافهم، فغالب الظن أنهم يعتدون بتلك الرموز كغيرهم،
وعليه فالتضعيف المذكور حجة عليهم إن أنصفوا.