Taḥdhīr al-SājidNasir al-Din al-Albani

Ṭahmān a rapporté de lui un autre hadith dans sa Mashyakhah (2/244)(1) ; ce hadith compte donc parmi ses récits singuliers, ou parmi ceux d’Ibn Shadhân(2).

(1) Manuscrit conservé à la bibliothèque al-Zâhiriyya de Damas. (2) J’ai ensuite constaté qu’il existait une corroboration : en consultant la version manuscrite des Zawâ’id d’al-Bazzâr (p. 122), j’ai lu : « Ibrâhîm nous a rapporté d’après al-Mustamir al-‘Uruqî ; Muḥammad b. Muḥabbib nous a rapporté d’après Ibrâhîm b. Ṭahmân… ». Al-Bazzâr ajoute : « Ibrâhîm est le seul à l’avoir transmis d’après Manṣûr ; nous n’en connaissons pas, de la part d’Ibn ‘Umar, avec une chaîne de transmission meilleure que celle-ci. » Cette corroboration est recevable : al-‘Uruqî – avec un qâf – est jugé véridique, bien qu’il rapporte des récits rares, selon le Taqrîb. La fiabilité du ḥadith dépend donc d’Ibn Ṭahmân. Al-Haythamî s’est tenu à l’apparence de la chaîne lorsqu’il écrivit dans les Zawâ’id d’al-Bazzâr : « Je dis : cette isnâd est authentique. » Son observation précédente, « et ses transmetteurs sont dignes de confiance », est sans doute plus précise, compte tenu de l’étrangeté signalée : une telle formule ne suffit pas, à elle seule, à établir l’authenticité, car la probité des narrateurs n’est qu’une des nombreuses conditions requises. Le savant n’use de cette réserve, sans déclarer explicitement la ṣaḥîḥiyya, que lorsqu’il sait qu’il subsiste, malgré la fiabilité des transmetteurs, un défaut empêchant de qualifier le ḥadith d’authentique, ou, pour le moins, lorsqu’il ignore si les autres conditions sont réunies. C’est pourquoi il ne s’est pas prononcé clairement, un point important que les débutants, et d’autres, négligent souvent ; je l’ai donc signalé.
طهمان حديثًا آخر في مشيخته (٢ / ٢٤٤)(١)، فالحديث من غرائبه، أو من غرائب ابن شاذان(٢).
(١) مخطوط في المكتبة الظاهرية بدمشق. (٢) ثم رأيته قد توبع، فقد وقفت على إسناد البزار للحديث في «زوائده» (ص ١٢٢ - النسخة الخطية) فإذا هو يقول: حدثنا إبراهيم عن المستمر العروقي ثنا محمد بن محبب ثنا إبراهيم بن طهمان به. وقال البزار «تفرد به إبراهيم عن منصور، ولا نعلمه عن ابن عمر بأحسن من هذا إسنادًا». وهذه متابعة لا بأس بها، العروقي - بالقاف - صدوق يغرب كما في «التقريب»، فالعهدة في الحديث على ابن طهمان، وجرى الهيثمي على ظاهر إسناده، فقال في «زوائد البزار»: «قلت: هو إسناد صحيح»، ولعل قوله السابق «ورجاله ثقات» أدق لما ذكرنا من الغرابة، ذلك لأن مثل هذه الكلمة لا تقتضي الصحة، كما لا يخفى على من مارس هذه الصناعة، لأن عدالة الرواة وثقتهم شرط واحد من شروط الصحة الكثيرة، بل إن العالم لا يلجأ إلى هذه الكلمة معرضًا عن التصريح بالصحة، إلا لأنه يعلم أن في السند مع ثقة رجاله علة تمنع من القول بصحته، أو على الأقل لم يعلم تحقق الشروط الأخرى فيه، فلذلك لم يصرح بصحته، وهذه مسألة مهمة طالما غفل عنها المبتدئون في هذا العلم الشريف وغيرهم، ولذلك نبهت عليها=

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