ibn Shadhân ; Ibn Ḥibbân écrit à son sujet, dans le Kitâb al-Thiqât : « Il rapporte des récits singuliers. » Quant à Ibrâhîm ibn Ṭahmân, Ibn ʿAmmâr al-Mawṣilî déclare : « Faible en ḥadith, aux récits instables. » Énoncée sans nuance — fût-elle contestable — cette remarque indique malgré tout qu’il subsiste quelque chose de problématique dans les traditions rapportées par Ibn Ṭahmân. Cela se voit confirmé par la parole d’Ibn Ḥibbân dans « Les Fiables parmi les Successeurs des Successeurs » (2/10) : « Son cas est ambigu : il a un pied chez les fiables et un autre chez les faibles. Il a transmis des ḥadiths corrects qui ressemblent à ceux des mémorisateurs éprouvés, mais il a aussi, à lui seul, rapporté des choses épineuses provenant de transmetteurs sûrs. Nous les exposerons, si Allah le veut, dans le livre qui fera la distinction entre les rapporteurs, si Allah, exalté soit-Il, nous y destine. Il en va de même pour tout narrateur sur lequel nous sommes restés réservés alors qu’il possède, à certains égards, un rang parmi les fiables. » C’est pourquoi l’hâfiẓ Ibn Ḥajar dit de lui, dans le Taqrîb : « Fiable, mais il rapporte des récits singuliers. » Quant à son maître Manṣûr — c’est-à-dire Ibn al-Muʿtamir — il est digne de confiance, et Ibn… a rapporté de lui.