Je le dis tout en reconnaissant que je n’ai jamais vu personne se rendre à cet endroit pour y prier, tant la surveillance des gardiens chargés d’empêcher toute infraction à la Loi près de la noble tombe est rigoureuse. C’est un point pour lequel l’État saoudien mérite des remerciements, mais cela ne suffit pas et ne règle pas la question. J’avais déjà écrit, il y a trois ans, dans mon ouvrage « Ahkâm al-Janâ’iz wa Bidʿuhâ » (Les règles funéraires et leurs innovations), p. 208 de mon édition :
« Il est impératif de ramener la Mosquée du Prophète à son état ancien : la séparer de la tombe prophétique par un mur allant du nord au sud, de sorte que celui qui entre dans la mosquée n’y voie rien qui déplaise à son Fondateur ﷺ. Je tiens cela pour un devoir incombant à l’État saoudien, État véritablement érigé sur le tawḥîd. Nous avons appris qu’il a ordonné une nouvelle extension de la mosquée ; qu’il adopte donc notre proposition, qu’il réalise l’agrandissement du côté occidental – ou ailleurs – et qu’il compense ainsi la diminution de superficie que provoquerait l’exécution de ce projet. Puissé-Allah le réaliser par son entremise ; et qui, mieux qu’elle, en a la capacité ? »