Ibn Rajab, dans son ouvrage al-Fath, rapporte un propos analogue d’al-Qurtubî, comme on le lit encore dans al-Kawâkib (65/1/91). Ibn Taymiyya, quant à lui, écrit dans al-Jawâb al-Bâhir (q9/2) :
« Lorsque la chambre (du Prophète) fut englobée dans la mosquée, on en mura la porte et l’on bâtit un second mur autour d’elle, afin de préserver le Prophète ﷺ de voir sa demeure transformée en lieu de fête et son tombeau en idole. »
J’ajoute : il est vraiment regrettable qu’au fil des siècles – à moins que cela n’ait été démoli depuis – on ait surélevé au-dessus de cette construction un haut dôme vert, et que la noble tombe ait été entourée de grilles de bronze, d’ornements, de tentures et d’autres embellissements que son occupant ﷺ n’aurait jamais agréés.
Lorsque je visitai la vénérable Mosquée du Prophète et eus l’honneur de lui présenter mes salutations ﷺ en 1368 H, je vis, au pied du mur nord de la tombe, un petit miḥrâb, et derrière lui une estrade légèrement surélevée par rapport au sol de la mosquée : comme si l’on voulait désigner un emplacement réservé à la prière derrière le tombeau !
Je m’étonnai alors qu’un tel vestige de pratiques idolâtres subsistât encore à l’époque même de l’État du tawḥîd !