De ce silence coupable et de cette ignorance est né un résultat déplorable : nombre de gens se sont mis à accomplir ce qu’Allah, le Très-Haut, a interdit et pour quoi Il a maudit l’auteur – comme on le verra en détail plus loin. Et si seulement cela s’était arrêté là ! Mais certains vont jusqu’à chercher à se rapprocher d’Allah par ce moyen. Ainsi voit-on bon nombre de personnes, pourtant animées de bonnes intentions et soucieuses d’ériger des mosquées, dépenser des sommes considérables pour construire, « pour Allah », une mosquée dans laquelle ils ménagent toutefois une tombe, laissant pour consigne d’y être enterrés après leur mort.
Le dernier exemple que je connaisse – puisse-t-il être le dernier, si Allah le veut – est cette mosquée érigée à l’extrémité ouest de la rue Bagdad, à Damas, connue sous le nom de « mosquée Baʿîrâ » ; sa tombe s’y trouve. Nous avons appris que le ministère des Waqfs s’était d’abord opposé à son inhumation dans la mosquée, puis nous ignorons quelles raisons réelles l’ont empêché de mener son refus à terme ; toujours est-il que Baʿîrâ a bel et bien été enterré dans sa mosquée, et même du côté de la qibla !
Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournons. C’est auprès de Lui que nous cherchons secours pour être délivrés de ces abominations et de leurs semblables !