‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, lorsqu’il était le délégué d’al-Walîd à Médine, en l’an 91 H, fit démolir la mosquée et la rebâtit en pierres sculptées ; il recouvrit son plafond de bois de teck orné d’or, rasa les loges des épouses du Prophète — paix et bénédiction sur lui —, les incorpora à la mosquée et y fit entrer la tombe.
Il ressort de ce que nous venons d’exposer que la Noble Tombe ne fut intégrée à la Mosquée du Prophète qu’à une époque où il ne restait plus aucun Compagnon à Médine, et que cette mesure allait à l’encontre de l’intention qu’ils avaient poursuivie en l’inhumant dans sa chambre — paix et bénédiction sur lui. Il n’est donc pas permis à un musulman, après avoir pris connaissance de cette réalité, d’arguer de ce qui advint après la disparition des Compagnons, car cela contredit les hadiths authentiques ainsi que la compréhension qu’en eurent les Compagnons et les imams, comme il a été expliqué plus haut ; c’est aussi contraire à la pratique de ‘Umar et de ‘Uthmân, qui, tout en agrandissant la mosquée, n’y firent jamais entrer la tombe.
C’est pourquoi nous affirmons sans hésitation que l’acte accompli par al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik — qu’Allah lui accorde Son pardon — était une erreur ; et quand bien même il aurait été contraint d’agrandir la mosquée, car il lui était