aucun désaccord ne s’élevait entre eux ; lorsque les Compagnons, qu’Allah les agrée, l’ensevelirent ﷺ dans la chambre, ils ne le firent que pour empêcher qu’après eux quelqu’un ne transforme sa tombe en lieu de prière, comme on l’a déjà montré d’après le hadith d’Aïcha et d’autres récits ⦗pp. 14-15⦘.
Or il se produisit, après leur disparition, ce qu’ils n’avaient jamais envisagé ! En l’an 88 H, le calife al-Walîd b. ‘Abd al-Malik ordonna la démolition de la Mosquée du Prophète et l’annexion des appartements des épouses du Messager d’Allah ﷺ ; la chambre prophétique, celle d’Aïcha, fut alors intégrée à l’édifice, si bien que la tombe se retrouva à l’intérieur même de la mosquée ⦗1⦘.
À cette date, il ne restait plus aucun Compagnon à Médine, contrairement à ce que certains ont cru.
L’érudit et mémorisateur Muḥammad b. ‘Abd al-Hâdî écrit dans « al-Ṣârim al-Munki » ⦗p. 136⦘ :
« Ce n’est que sous le califat d’al-Walîd b. ‘Abd