Après avoir rapporté ces propos et les avoir réfutés, il a déclaré textuellement :
« La preuve tirée de ce verset est qu’Allah, exalté soit-Il, les a approuvés dans ce qu’ils ont dit et ne les a pas contredits. »
Je dis : ce raisonnement est infondé pour deux raisons.
Premièrement, on ne peut tenir le silence divin pour une approbation qu’à la condition d’établir au préalable que les intéressés étaient des croyants vertueux, attachés à la loi de leur prophète. Or le verset ne laisse entrevoir la moindre indication en ce sens ; il se peut même qu’ils ne l’aient pas été, et c’est là l’hypothèse la plus vraisemblable : ils étaient mécréants ou pécheurs, ainsi que l’ont signalé Ibn Rajab, Ibn Kathîr et d’autres. Dans ce cas, l’absence de réplique ne vaut pas approbation mais condamnation, car, pour réfuter la parole des mécréants et des pervers, il suffit que le Coran la leur attribue. Il est donc évident que le silence n’équivaut pas à un acquiescement, comme le confirmera l’argument suivant :
Deuxièmement, l’argument invoqué ne saurait tenir que selon la méthode des gens guidés par leurs passions, anciens ou contemporains, qui se contentent du Coran seul.