qu’ils allèrent jusqu’à jurer d’y édifier une mosquée.
Et si tu tiens absolument à conserver une bonne opinion du second groupe, tu peux soutenir que leur projet de bâtir une mosquée « au-dessus d’eux » ne relève pas de la pratique interdite – et frappée de malédiction – qui consiste à ériger des mosquées sur les tombes. Il s’agissait plutôt d’installer un lieu de prière auprès d’eux, à proximité immédiate de leur caverne. Cette notion de proximité est clairement exprimée dans la version du récit rapportée par al-Suddi et Wahb. Une telle initiative n’est pas blâmable : tout au plus rattache-t-elle la mosquée à la caverne où ils reposent, exactement comme la Mosquée du Prophète est liée au noble mausolée qu’elle englobe – qu’Allah répande Sa prière et Sa paix sur celui qui y repose. Ainsi, leur parole : « lanattakhidhanna ‘alayhim » (« Nous érigerons assurément au-dessus d’eux ») ne ferait que reprendre, par souci de symétrie, l’expression des premiers : « ibnû ‘alayhim » (« Bâtissez au-dessus d’eux »).
Si tu préfères, tu peux encore dire que cette construction fut édifiée sur la grotte, au sommet de la montagne où elle se trouvait. Mujâhid rapporte en effet que le roi les laissa dans leur caverne et construisit au-dessus d’elle une mosquée. Cette explication, on en conviendra, est la plus conforme au sens littéral de l’expression. Tout cela, cependant, n’est nécessaire que si l’on adopte l’opinion selon laquelle