pour te souvenir de Moi. » (1) Ce verset, adressé à Moïse — que la paix soit sur lui —, est ici cité à titre de preuve. Abû Yûsuf s’est en effet appuyé sur la parole : « Et Nous leur avons prescrit… » pour affirmer que la loi du talion s’applique aussi bien à l’homme qu’à la femme ; al-Karkhî, pour sa part, a déduit de ce même passage — révélé au sujet des enfants d’Israël — qu’elle concerne également l’homme libre et l’esclave, de même que le musulman et le dhimmî (2). D’autres savants encore ont procédé de la sorte.
Nous disons, pour notre part, que les législations antérieures nous engagent certes et deviennent partie intégrante de notre propre Loi, mais non de manière inconditionnelle : elles ne nous sont obligatoires que lorsque Allah, exalté soit-Il, nous en fait le récit sans exprimer de blâme, car la désapprobation du Messager ﷺ équivaut à celle du Très-Haut (3).
Or tu as entendu que le Prophète ﷺ a maudit ceux qui prennent