Dans son ouvrage « Al-Zawâjir », il entérine clairement cette opinion, et je l’ai déjà citée plus haut (p. 30). Il rapporte ensuite, dans son « Sharḥ al-Minhâj », les propos suivants :
« Un groupe de savants a émis une fatwā ordonnant la démolition de toutes les constructions qui se trouvent dans la Qarafa d’Égypte, y compris la coupole de l’imâm al-Shâfiʿî — qu’Allah lui fasse miséricorde —, bâtie par l’un des rois. Il incombe donc à chacun de les abattre, sauf s’il redoute qu’il n’en résulte une discorde ; dans ce cas, il devra porter l’affaire devant l’autorité suprême, conformément à la parole d’Ibn al-Rifʿa dans le chapitre sur la conciliation. Fin de citation. »
L’imâm al-Âlûsî poursuit :
« Qu’on ne dise pas que le verset ne concerne que les législations antérieures et qu’on ne peut s’y appuyer ; on s’en est bel et bien servi comme preuve : il est rapporté que le Prophète ﷺ a dit : “Quiconque s’endort sans avoir accompli une prière, ou l’oublie…” (1) — puis il récita la parole d’Allah : « Accomplis la prière… »