et les chrétiens, pour avoir transformé les tombes de leurs prophètes en lieux de prière. »
Le Coran, de son côté, confirme le sens de ce hadith. En effet, dans le récit des Gens de la Caverne, Allah – exalté soit-Il – rapporte : « Ceux qui détenaient le pouvoir à ce moment-là dirent : “Nous érigerons assurément au-dessus d’eux un lieu de prière.” » Ainsi, bâtir des lieux de prière sur des tombes est présenté comme l’œuvre de ceux qui dominent les affaires : on comprend donc que cette pratique procède de la contrainte, de la domination et du suivi des passions, et qu’elle ne relève pas des gens de science et de vertu qui défendent la guidée révélée par Allah à Ses messagers.
Le shaykh ʿAlî ibn ʿUrwa écrit, dans « Mukhtaṣar al-Kawākib » (10/207/2), en suivant al-Ḥâfiẓ Ibn Kathîr dans son « Tafsîr » (3/78) :
« Ibn Jarîr rapporte, au sujet de ceux qui ont tenu cette parole, deux avis(1) :
- il s’agissait des musulmans parmi eux ;
- il s’agissait des polythéistes parmi eux. »