été illicite, ils ne l’auraient pas enseveli — paix et salut sur lui — dans sa propre mosquée !
Troisièmement : le Prophète — paix et salut sur lui — a accompli la prière dans la mosquée de Khayf alors qu’elle abrite, selon sa propre parole, les tombes de soixante-dix prophètes !
Quatrièmement : certains ouvrages rapportent que la tombe d’Ismaël — sur lui la paix — et celles d’autres personnalités se trouvent dans le Ḥijr, à l’intérieur même de la Mosquée sacrée, laquelle est pourtant la plus éminente des mosquées vers laquelle le fidèle recherche la prière.
Cinquièmement : Abû Jandal — que Dieu l’agrée — édifia une mosquée sur la tombe d’Abû Basîr — que Dieu l’agrée — du vivant même du Prophète — paix et salut sur lui —, comme le rapporte l’Istîʿâb d’Ibn ʿAbd al-Barr.
Sixièmement : certains soutiennent que l’interdiction de prendre les tombes pour oratoires n’avait pour motif que la crainte que les croyants ne succombent à la tentation liée au défunt ; or, cette crainte aurait disparu avec l’enracinement du tawḥîd (l’unicité) dans les cœurs, si bien que l’interdiction serait, elle aussi, tombée.
Comment donc concilier ces éléments avec la prohibition mentionnée ?
Pour répondre, je dis — et c’est d’Allah, exalté soit-Il, que je sollicite le secours :