car le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit : « Ceux qui vous ont précédés transformaient les tombes en lieux de prière ; prenez garde, ne faites donc pas des tombes des mosquées, car je vous l’interdis formellement. »
Il n’est pas non plus permis d’ensevelir un défunt à l’intérieur d’une mosquée ; si la mosquée existait avant l’inhumation, on doit y remédier soit en aplanissant la tombe, soit en la déterrant lorsqu’elle est récente. Si, au contraire, la mosquée a été bâtie après la tombe, on doit soit raser la mosquée, soit faire disparaître toute trace du tombeau. Par conséquent, dans une mosquée édifiée sur une tombe, aucune prière – ni obligatoire ni surérogatoire – ne peut être accomplie, car cela est interdit. (Fatâwâ, 1/107 et 2/192.)
La Dâr al-Iftâʾ d’Égypte a adopté cette fatwa d’Ibn Taymiyya ; elle l’a reproduite dans une décision interdisant l’inhumation dans les mosquées. Quiconque le souhaite pourra la consulter dans la « Revue d’al-Azhar » (t. 11, p. 501-503) (1).
Ibn Taymiyya dit encore dans « al-Ikhtiyârât al-ʿilmiyya » (p. 52) : « Il est illicite d’éclairer les tombes à la lampe et d’y ériger des mosquées… »