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à ce propos, et de sa malédiction contre quiconque érige une tombe en mosquée ou y fait brûler une lampe (1). Telle est la religion de l’Islam qu’Allah a révélée par l’entremise de Son Messager et Prophète,
(1) Il est ici fait allusion au ḥadith d’Ibn ʿAbbâs : « Qu’Allah maudisse les femmes qui visitent les tombes ainsi que ceux qui y édifient des mosquées et y placent des lampes ». Le récit est rapporté par Abû Dâwûd et d’autres, mais sa chaîne est faible, en dépit de l’insistance avec laquelle nombre de salafis le citent. La vérité, cependant, doit être dite et suivie ; parmi les anciens, l’imâm Muslim l’a déclaré défectueux dans son Kitâb al-Tafsîl : « Ce ḥadith n’est pas établi ; Abû Ṣâliḥ Bâdhâm a, certes, bien transmis son ḥadith, mais on ne lui connaît pas d’audition directe d’Ibn ʿAbbâs. » Cette remarque est rapportée par Ibn Rajab dans al-Fatḥ, ainsi que dans al-Kawâkib (65/82/1). J’ai moi-même montré la faiblesse de ce ḥadith dans « Al-Aḥâdîth al-ḍaʿîfa wa-l-mawḍûʿa wa-atharuhâ as-sayyiʾ fî-l-umma », no 225, où je précise qu’il est authentique par d’autres voies, sauf pour la mention des lampes qui est munkar et ne provient que de cette chaîne défaillante.
J’ai relevé récemment une erreur grossière à son sujet : dans « Al-Qawl al-Mubîn » d’un éminent savant salafi contemporain (p. 79) on lit : « Bien que la chaîne de ce ḥadith présente des remarques chez les auteurs des Sunan, celle rapportée par al-Hâkim est exempte de ces critiques, car sa voie diffère de la leur. » J’observe pour ma part que, chez al-Hâkim comme ailleurs, le ḥadith repose sur Abû Ṣâliḥ transmettant d’Ibn ʿAbbâs, et al-Hâkim ajoute aussitôt (1/374) :
عن ذلك ولعنه من اتخذ القبر مسجداً، أو أوقد عليه
سراجاً(١) فهذا دين الإسلام الذي بعث الله به رسوله ونبيه،
(١) يشير إلى حديث ابن عباس «لعن الله زائرات القبور والمتخذين عليها المساجد والسرج» رواه أبو داود وغيره، ولكنه ضعيف السند، وإن لهج بذكره كثير من السلفيين، فالحق أحق أن يقال ويتبع، وممن ضعفه من المتقدمين الإمام مسلم فقال في كتاب التفصيل :
«هذا الحديث ليس بثابت، وأبو صالح باذام قد اتقن الناس حديثه، ولا يثبت له سماع من ابن عباس».
نقله ابن رجب في «الفتح» كما في «الكواكب» (٦٥/٨٢/١).
وقد بينت ضعف هذا الحديث في «الأحاديث الضعيفة والموضوعة وأثرها السيئ في الأمة» رقم (٢٢٥) وقد ذكرت هناك أن الحديث صحيح لغيره، إلا اتخاذ السرج، فإنه منكر لم يأت إلا من هذا الطريق الضعيف.
وقد وقفت الآن على خطأ فاحش حول هذا الحديث، فجاء في كتاب «القول المبين» لأحد أفاضل العلماء المعاصرين السلفيين ما نصه (ص٧٩) :
«وهذا الحديث وإن كان في إسناده عند أصحاب السنن مقال، فإن إسناده عند الحاكم خال من هذا المقال، لأن طريق الحاكم غير طريقهم!»
قلت: والحديث مداره عند الحاكم وغيره على أبي صالح عن ابن عباس، وقد قال الحاكم عقبه (١/٣٧٤) :