Taḥdhīr al-SājidNasir al-Din al-Albani

en s’y enfermant, se coupant ainsi de ses administrés ; et le Messager d’Allah ﷺ projeta de mettre le feu aux demeures de ceux qui n’assistaient ni à la prière collective ni à la prière du vendredi (1). Il ne s’en abstint que parce qu’elles abritaient des femmes et des enfants qui n’y sont pas astreints, comme il l’expliqua lui-même (2).

Il ressort également de cet épisode qu’un waqf (fondation pieuse) n’est valide que s’il est voué à une œuvre de bien ou à une action de rapprochement d’Allah ; autrement, il est nul, tout comme le fut l’arrêt institué pour cette mosquée. En conséquence, une mosquée bâtie sur une tombe doit être démolie, tout comme on exhume le défunt inhumé dans une mosquée : telle est la position explicite de l’imâm Aḥmad et d’autres. En vérité, dans la religion d’Islam, mosquée et tombe ne peuvent coexister ; si l’un des deux survient après l’autre, il doit être écarté et la priorité revient à ce qui était là en premier. Même s’ils étaient érigés simultanément, cela resterait illicite : ce waqf serait caduc, l’opération interdite et la prière accomplie dans une telle mosquée non valide, en raison de la prohibition énoncée par le Messager d’Allah ﷺ.

(1) Ḥadith unanimement authentifié d’après Abû Hurayra ; il figure aussi dans le « Ṣaḥîḥ » d’Abû Dâwûd (nos 557-558). – Remarque : le ḥadith relatif au vendredi est un récit distinct, élevé (marfûʿ) par Ibn Masʿûd ; Muslim l’a cité, mais non al-Bukhârî. (2) J’observe : bien que ce sens paraisse plausible, la chaîne de transmission n’est pas valide pour remonter au Prophète ﷺ, car elle contient Abû Maʿshar Najîḥ al-Madanî, réputé faible pour sa mauvaise mémoire ; ce ḥadith est même considéré comme munkar, comme je l’ai exposé dans « Takhrîj al-Mishkât », no 1073, 2ᵉ édition revue.
فيه عن الرعية، وهَمَّ رسول الله ﷺ بتحريق بيوت تاركي حضور الجماعة والجمعة(١)، وإنما منعه من فيها من النساء والذرية الذين لا تجب عليهم كما أخبر هو عن ذلك(٢). ومنها أن الوقف لا يصح على غير برّ، ولا قربة، كما لم يصح وقف هذا المسجد، وعلى هذا فيهدم المسجد إذا بني على قبر كما ينبش الميت إذا دفن في المسجد نص على ذلك الإمام أحمد وغيره، فلا يجتمع في دين الإسلام مسجد وقبر، بل أيهما طرأ على الآخر منع منه، وكان الحكم للسابق، فلو وضعا معًا لم يجز، ولا يصح هذا الوقف ولا يجوز ولا تصح الصلاة في هذا المسجد لنهي رسول الله ﷺ
(١) متفق عليه من حديث أبي هريرة، وهو مخرج في «صحيح أبي داود» (٥٥٧ و٥٥٨). (تنبيه): إن حديث الجمعة حديث آخر من رواية ابن مسعود مرفوعًا، أخرجه مسلم دون البخاري. (٢) قلت: هذا وإن كان هو المعقول، لكن السند بذلك لم يصح عنه ﷺ، فإن فيه أبا معشر نجيح المدني وهو ضعيف لسوء حفظه، بل حديثه هذا منكر كما بينته في «تخريج المشكاة» (١٠٧٣) التحقيق الثاني.

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