en s’y enfermant, se coupant ainsi de ses administrés ; et le Messager d’Allah ﷺ projeta de mettre le feu aux demeures de ceux qui n’assistaient ni à la prière collective ni à la prière du vendredi (1). Il ne s’en abstint que parce qu’elles abritaient des femmes et des enfants qui n’y sont pas astreints, comme il l’expliqua lui-même (2).
Il ressort également de cet épisode qu’un waqf (fondation pieuse) n’est valide que s’il est voué à une œuvre de bien ou à une action de rapprochement d’Allah ; autrement, il est nul, tout comme le fut l’arrêt institué pour cette mosquée. En conséquence, une mosquée bâtie sur une tombe doit être démolie, tout comme on exhume le défunt inhumé dans une mosquée : telle est la position explicite de l’imâm Aḥmad et d’autres. En vérité, dans la religion d’Islam, mosquée et tombe ne peuvent coexister ; si l’un des deux survient après l’autre, il doit être écarté et la priorité revient à ce qui était là en premier. Même s’ils étaient érigés simultanément, cela resterait illicite : ce waqf serait caduc, l’opération interdite et la prière accomplie dans une telle mosquée non valide, en raison de la prohibition énoncée par le Messager d’Allah ﷺ.