Taḥdhīr al-SājidNasir al-Din al-Albani

ou en en changeant l’aspect et en le détournant de la fonction pour laquelle il avait été édifié. Or, si tel fut le sort réservé à la mosquée du tort, les sanctuaires polythéistes dont les desservants appellent à prendre ceux qui y reposent pour des égaux d’Allah le méritent à plus forte raison, et l’obligation est d’autant plus pressante. Il en va de même pour tous les lieux de désobéissance et de dépravation : tavernes, maisons de marchands d’alcool et repaires d’immoralité. ʿUmar b. al-Khaṭṭâb incendia ainsi tout un village où l’on vendait du vin ; il mit le feu à la boutique de Ruwayshid al-Thaqafî (1), qu’il affubla du sobriquet de « petit pervers », et il brûla également le palais (2) de Saʿd lorsqu’il se retrancha des gens.

et c’est bien ce qu’exige un examen correct : si quelqu’un d’autre que l’imam accomplissait cette tâche, il en résulterait des préjudices et des troubles parmi les musulmans, sans doute plus graves que l’intérêt que l’on cherche à obtenir. (1) Ad-Dulabi, al-Kuna, t. 1, p. 189 : d’après Ibrahim b. Abd al-Rahman b. Awf : « J’ai vu ‘Umar incendier la maison de Ruwaïchid al-Thaqafî jusqu’à ce qu’elle devienne comme une braise ou de la cendre ; c’était notre voisin et il vendait du vin. » Chaîne authentique. Le même récit est rapporté, avec une isnad également sûre, par ‘Abd al-Razzaq (via Safiyya bt. Abi Ubayd) dans al-Jâmi‘ al-Kabîr, 3/204/1, et par Abû ‘Ubayd, al-Amwâl, p. 103, d’après Ibn ‘Umar. (2) Il s’agit du chapitre consacré au *qasr* (la prière abrégée). L’épisode est transmis par ‘Abdallâh b. al-Mubârak dans al-Zuhd, 1/179 (cité dans al-Kawâkib al-Dirârî, tafsîr 575, nos 513-518) et par Ahmad (no 390), avec une chaîne dont tous les rapporteurs sont dignes de confiance.
وإما بتغيير صورته وإخراجه عما وضع له، وإذا كان هذا شأن مسجد الضرار؛ فمشاهد الشرك التي تدعو سدنتها إلى اتخاذ من فيها أنداداً من دون الله أحق بذلك، وأوجب، وكذلك محال المعاصي والفسوق، كالحانات، وبيوت الخمارين، وأرباب المنكرات، وقد حرق عمر بن الخطاب قرية بكاملها يباع فيها الخمر، وحرق حانوت رويشد الثقفي (١) وسماه فويسقاً، وحرق قصر (٢) سعد لما احتجب
=عنه وهذا هو الذي يقتضيه النظر الصحيح، لأنه لو قام به غيره لترتب على ذلك مفاسد وفتن بين المسلمين قد تكون أكبر من المصلحة التي يراد جلبها. (١) روى الدولابي في «الكنى» (١/١٨٩) عن إبراهيم بن عبد الرحمن بن عوف قال: رأيت عمر أحرق بيت رويشد الثقفي حتى كأنه جمرة أو حممة وكان جارنا يبيع الخمر. وسنده صحيح. ورواه عبد الرزاق عن صفية بنت أبي عبيد كما في «الجامع الكبير» (٣/٢٠٤/١) وأبو عبيد في «الأموال» (ص ١٠٣) عن ابن عمر، وسنده صحيح أيضاً. (٢) يعني باب القصر، والقصة رواها عبد الله بن المبارك في «الزهد» (١/١٧٩) من «الكواكب الدراري» تفسير ٥٧٥ ورقم ٥١٣ - ٥١٨ ط وأحمد (رقم ٣٩٠) بسند رجاله ثقات.

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