des prophètes et des savants pour en faire des mosquées. »
4 – Position des hanbalites : l’interdiction
Les hanbalites, eux aussi, statuent pour l’interdiction, comme l’indiquent « Sharḥ al-Muntahâ » (1/353) et d’autres ouvrages. Certains d’entre eux vont jusqu’à déclarer la prière invalide dans les mosquées édifiées au-dessus de tombes et à en imposer la démolition. Ibn al-Qayyim écrit ainsi dans « Zâd al-Maʿâd » (3/22), lorsqu’il expose les enseignements et bénéfices juridiques tirés de l’expédition de Tabûk. Après avoir rappelé l’histoire de la « mosquée du tort » (Masjid al-Dirâr) — que Dieu, béni et exalté, interdit à Son Prophète de fréquenter, et que celui-ci ﷺ fit ensuite raser et incendier — il déclare :
« Il ressort de ces enseignements qu’il faut brûler et démolir les lieux où l’on désobéit à Dieu et à Son Messager, comme le Prophète ﷺ a incendié et ordonné la destruction de la mosquée du tort, bien qu’on y accomplît la prière et qu’on y invoquât le Nom de Dieu. Sa construction visait en effet à nuire, à diviser les croyants et à servir d’asile aux hypocrites. Tout endroit de cette nature doit donc être neutralisé par l’imam (1), soit par la démolition, soit par l’incendie, »